Voyages aux îles Canaries, notre top 10 des incontournables
Les îles Canaries ne se résument pas, loin s’en faut, au tourisme de masse. Elles recèlent bien au contraire d’innombrables trésors, à condition de s’éloigner un peu des sentiers trop balisés. Alors préparez votre sac à dos, on vous emmène à la découverte des 10 recoins les plus secrets de l’archipel.
MAIS DIFFICILE DE S’EN TENIR AU TOP 10, VOICI DONC NOTRE TOP 13 !
- L’archipel oublié de Chinijo
- La plage de Famara à Lanzarote
- La randonnée à la Caldera Blanca, toujours à Lanzarote
- Islote de Lobos, où est il ?
- La peninsule désertique de Jandia sur Fuerteventura
- La floraison des Tajinastes rojos au pied du Teide, c’est à Tenerife
- Le chemin des Ventanas de Guimar, on reste sur Tenerife
- Le museum d’histoire naturelle de Santa Cruz de Tenerife
- L’arhitecture coloniale à San Cristobal de la Laguna, une autre visite sur Tenerife
- Le mirador d’Abrante par le chemin de la Pared de Agulo, on est à La Gomera
- Le village des pêcheurs de Poris de Candelaria, un secret bien gardé à La Palma
- La route la Malvasia toujours sur la Palma
- La via ferrata Jesus Bétia, pour les plus sportifs et corriger un oubli
A l’énumérer de ce sommaire, vous l’avez bien compris on vous invite à emprunter les chemins de traverse pour votre voyage aux îles Canaries.
Pour commencer ce voyage aux îles Canaries, on vous emmène sur l’île que beaucoup ignorent encore.
1- L’archipel oublié de Chinijo
Dans les voyages aux Îles Canaries, La Graciosa, plus grande île de l’archipel de Chinijo, est un petit bout de monde coincé entre Lanzarote et l’Atlantique. Ici, pas de routes goudronnées, presque pas de voitures : seulement des pistes de sable, des maisons basses aux volets bleus, quelques barques échouées et la mer omniprésente.
On rejoint l’île depuis Orzola en ferry : vingt minutes de traversée suffisent pour changer d’époque.
Pour les amateurs de marche, La Graciosa est un terrain brut et dépaysant. La randonnée jusqu’au volcan Montaña Amarilla est incontournable : entre pistes sablonneuses et paysages volcaniques, l’itinéraire demande un peu d’effort mais reste accessible. Depuis le bord du cratère, la vue est saisissante, on aperçoit les autres îles de l’archipel de Chinijo, Alegranza et Montaña Clara, et par temps clair, Lanzarote se dessine en arrière-plan. Une panoramique qui récompense largement chaque pas.
Lanzarote réserve bien des surprises à ceux qui s’éloignent des circuits classiques. On vous emmène sur ses faces cachées.
2-La plage de Famara
Famara n’est pas une plage de carte postale. C’est une longue bande de sable gris au pied de falaises de près de 600 mètres, balayée presque en permanence par le vent et les vagues de l’Atlantique.
Ici, surfeurs et kite-surfeurs trouvent leur terrain de jeu. Pour les marcheurs, c’est un autre plaisir : une progression le long du rivage, sur plusieurs kilomètres, avec les falaises du Risco en toile de fond. Le vent, le bruit des vagues et l’immensité donnent à la balade un côté presque sauvage. Au coucher du soleil, la roche s’embrase et transforme complètement le paysage.
Le village de pêcheurs attenant garde une ambiance simple et authentique : quelques restaurants sans prétention, du poisson frais, et une vie locale encore bien présente. À mille lieues des complexes touristiques du sud.
3-La randonnée à la Caldera Blanca
Sur l’île de Lanzarote , dans le Parc national de Timanfaya, la Caldera Blanca est l’un des volcans les plus marquants que l’on puisse parcourir à pied aux Canaries.
La boucle fait environ 9 km à travers des champs de lave noire, des lapillis qui crissent sous les semelles et des paysages presque lunaires. Ces coulées sont issues des grandes éruptions de Timanfaya entre 1730 et 1736, si récentes à l’échelle géologique que la lave n’a pas eu le temps de se végétaliser, d’où cet aspect brut et intact. L’itinéraire est globalement accessible, mais l’absence d’ombre et le terrain volcanique demandent un minimum d’effort.
Au bord du cratère, le silence et l’immensité de la vue sur les « montagnes de feu » laissent une impression durable. On se retrouve face à un décor brut, comme figé depuis le 18ème siècle.
L’île des dunes et du vent du large. Sauvage, sèche, et bien plus intéressante qu’on ne le croit au premier regard.
4- L’islote de Lobos, mais où est-il donc ?
Aux îles Canaries, à une vingtaine de minutes de bateau depuis Corralejo, l’Islote de Lobos flotte entre Fuerteventura et Lanzarote. L’île est minuscule, d’à peine 4,5 kilomètres carrés et classée réserve naturelle intégrale.
Ici, un seul sentier balisé fait le tour de l’île en quelques heures, entre plages de sable clair, zones volcaniques et lagunes. Un tronçon du GR 131, le grand sentier qui relie les six îles principales de l’archipel sur plus de 650 km, passe d’ailleurs par Lobos. Une belle façon de s’en souvenir.
Parce que le site est très protégé, l’accès est limité à 200 visiteurs par jour. Les locaux le savent bien : mieux vaut arriver tôt le matin pour profiter du calme.
La plage de Las Caleras ou celle de La Concha, ainsi nommée pour sa forme de coquillage, offrent des eaux calmes et cristallines, idéales pour une pause baignade au cœur d’un environnement protégé.
5-La péninsule désertique de Jandía
Fuerteventura, c’est la doyenne de l’archipel, la première île à avoir émergé de l’Atlantique. Et ça se voit. Pas de grandes éruptions volcaniques ici, pas de coulées de lave noire comme à Lanzarote, pas de géant comme le Teide. Le paysage est plus doux, plus vallonné, presque africain. Le point culminant, le Pico de la Zarza, plafonne à 812 m et depuis là-haut, tout s’explique d’un coup d’œil.
Parce que la vue depuis le sommet, c’est déjà Jandía. La péninsule qui s’étire vers le sud comme une langue de terre oubliée entre deux océans. Dunes blondes, ravines sèches, côtes que personne ne fréquente. On dirait un bout du Sahara tombé dans l’Atlantique.
La Pared marque la frontière, un ancien mur de pierre, symbolique autant que géographique. On passe de l’autre côté et le ton change. La route devient piste, la piste devient aventure. Jusqu’au phare de Punta de Jandía, au bout du bout, après des kilomètres de terre ocre et de virages secoués.
Et puis l’Atlantique s’ouvre. D’un coup, brutal, immense. C’est ça, Jandía.
On oublie les stations balnéaires : Tenerife se découvre surtout loin de Playa de las Américas, là où l’île révèle ses paysages les plus bruts.
6-La floraison des tajinastes rojos au pied du Teide
Sur les pentes volcaniques du Teide, au cœur de Tenerife, un spectacle attend les amoureux de randonnée, de nature et d’aventure : le tajinaste rojo, ou Echium wildpretii.
Cette espèce endémique peut atteindre jusqu’à 3 mètres de hauteur et dresse ses hampes couvertes de milliers de petites fleurs rouge vif au milieu des paysages volcaniques. Adaptée aux conditions extrêmes, elle s’accroche aux sols arides du Parc national du Teide, là où la roche et la poussière dominent. Entre mai et juin, sa floraison transforme les pentes en un décor presque irréel, contrastant avec les coulées de lave noire.
En randonnée, la rencontre surprend toujours : au détour d’un sentier, ces silhouettes rouges surgissent au milieu du minéral. On les observe notamment sur les itinéraires autour du Teide, où elles accompagnent la marche sans jamais rompre l’impression de paysage brut. Une présence discrète mais marquante, qui fait partie intégrante de l’expérience sur le terrain.
7-Le chemin des Ventanas de Güímar
Sur les hauteurs de Güímar, à l’écart des itinéraires les plus fréquentés de Tenerife, ce sentier ancien suit le tracé d’un canal creusé à flanc de montagne, vestige des aménagements mis en place pour capter et acheminer l’eau, ressource précieuse sur l’île. Il mène à une série d’ouvertures dans la roche, les fameuses “ventanas”, qui s’ouvrent brutalement sur le vide.
À chaque passage, le regard bascule : d’un côté, l’océan et la côte est de l’île ; de l’autre, les reliefs secs et encaissés de la vallée, sculptés au fil du temps par l’érosion. Le chemin, parfois étroit et aérien, demande de rester attentif, mais offre une progression spectaculaire dans un décor minéral.
Par endroits, le parcours s’enfonce dans la roche à travers des tunnels sombres, renforçant une atmosphère presque souterraine. Entre randonnée et spéléologie, on avance dans ces passages creusés par l’homme, avec le contraste saisissant entre l’obscurité et les ouvertures soudaines sur le paysage.
Ici, pas de foule ni de végétation luxuriante, mais une ambiance plus brute, presque austère. On avance en silence, entre roche et lumière, avec cette sensation d’être seul face au paysage. Dans les barrancos autour de Güímar, creusés par l’érosion, certains itinéraires se descendent aujourd’hui en canyoning ; ici, on en suit simplement la trace, suspendu entre ciel et pierre.
N’oubliez pas vos chaussures de randonnée et votre lampe frontale !
8-Le musée d’histoire naturelle de Santa Cruz de Tenerife
Lors d’un voyage aux Îles Canaries, on ne pense pas forcément aux musées. Et pourtant, le musée de Santa Cruz, à Tenerife mérite largement une parenthèse, surtout quand le temps se couvre ou entre deux randonnées.
Derrière ses murs, on change complètement de décor : volcans, formations géologiques, biodiversité unique de l’archipel… sans oublier les traces de la culture guanche, avec notamment des momies remarquablement conservées. La muséographie récente rend l’ensemble très accessible, loin de l’image figée qu’on peut parfois associer à ce type de lieu.
C’est une autre manière de comprendre le terrain que l’on arpente dehors : celui d’un archipel façonné par le feu, la mer et une histoire humaine singulière. Une pause plus calme, mais qui donne du relief au voyage, un vrai coup de cœur, que l’on recommande à tous les passionnés d’histoire.
9-L’architecture coloniale de San Cristóbal de La Laguna
Dans le nord-est de Tenerife, La Laguna offre un changement d’ambiance total avec le sud touristique de l’île. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, elle est considérée comme la première ville non fortifiée du Nouveau Monde et son plan en damier a inspiré de nombreuses villes en Amérique latine.
On s’y promène dans un centre historique parfaitement conservé : rues pavées, maisons colorées aux balcons en bois sculpté, anciens couvents et patios cachés. C’est une ville vivante, habitée, où l’histoire se mêle au quotidien. On s’y perd volontiers, sans se presser. C’est surtout l’ancienne capitale coloniale de Tenerife et la porte d’entrée du massif de l’Anaga.
Une île sauvage où les sentiers disparaissent dans la brume et les forêts épaisses.
10-Le mirador d’Abrante au-dessus d’Agulo
Dans les voyages aux Îles Canaries, La Gomera offre un visage radicalement différent des îles plus touristiques. Le chemin qui mène au mirador d’Abrante surplombe les falaises au-dessus d’Agulo. Ici, la montagne tombe brutalement dans l’Atlantique, dans un décor de pentes vertes et de végétation souvent noyée dans les nuages.
La montée traverse une atmosphère humide et changeante, entre forêts et brume, dans un environnement typique du nord de l’île. Ce n’est pas une simple promenade : le terrain et le relief demandent un vrai effort, mais la progression fait partie de l’expérience.
Au bout du sentier, la récompense est saisissante : une plateforme vitrée suspendue au-dessus du vide. Face à soi, par temps clair, le Teide semble émerger de l’océan comme une apparition, particulièrement en hiver, lorsqu’il se recouvre de neige. Une image qui reste longtemps en mémoire.
L’île la plus verte de l’archipel. Et sans doute la moins connue. Ses secrets sont encore bien gardés.
11-Le village de pêcheurs de Porís de Candelaria
Le village de pêcheurs de Porís de Candelaria
Pour accéder à Porís de Candelaria, il faut emprunter une piste parfois difficile ou descendre à pied par le sentier côtier. Ce n’est pas un hasard si peu de visiteurs s’y aventurent.
Ce hameau accroché à la roche ne compte qu’une poignée de maisons, encore tournées vers la mer. Des barques de bois colorées reposent sur les galets noirs, quelques scènes de vie simple se déroulent au rythme du vent et des marées, et l’endroit conserve une atmosphère hors du temps.
12-La route de la Malvasía
Le cépage Malvasía est cultivé aux îles Canaries depuis la Renaissance, et il s’épanouit particulièrement sur des îles comme Lanzarote et La Palma. Sur certaines pentes volcaniques, les vignes poussent à même les sols de lave ou sur des terrasses abruptes dominant l’océan.
Les petites bodegas familiales se cachent souvent hors des circuits classiques, sans enseigne voyante. Il faut parfois s’arrêter au hasard d’une route pour les découvrir. À l’intérieur, les dégustations se font dans une atmosphère simple et chaleureuse, avec des vins marqués par une forte minéralité et une fraîcheur typique de ces terres volcaniques.
Notre coup de cœur : la bodega Teneguía, à Fuencaliente, où l’on peut déguster de superbes vins de Malvasía, à goûter au moins une fois dans sa vie. Un arrêt incontournable pour comprendre toute la richesse de ces terroirs.
13-La via ferrata Jesús Bétia, pour les plus sportifs
Dans les voyages aux îles Canaries , on termine sur une note plus engagée. Cette via ferrata figure parmi les parcours les plus spectaculaires de l’archipel !
Câbles, échelons, passages aériens et ponts suspendus : le tracé suit des falaises basaltiques plongeant vers l’océan, dans un décor impressionnant.
Les vues sont vertigineuses, l’effort bien réel, et les sensations garanties du début à la fin.
Ce type d’itinéraire n’est pas réservé aux alpinistes, mais il demande une vraie aisance en terrain vertical et l’absence de vertige. Encadrée par un guide local, cette activité reste accessible à des pratiquants déjà habitués à la montagne et aux itinéraires équipés.
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